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Arctic Monkeys @ Zénith de la Villette – mardi 29 et mercredi 30 mai 2018

Par kirk koffah, le 7 juin 2018

Après cinq ans d’absence, les Arctic Monkeys, sortent du silence avec leur sixième album Tranquility Base Hotel & Casino. Album qui contraste largement les précédents opus, TBH&C nous transpose dans un univers feutré et imagé, digne d’un film de Stanley Kubrick (Shining, ça vous parle ?).

C’est donc dans cette ambiance loin de l’époque teenagers où Alex Turner, leader du groupe, cachait son acné juvénile sous sa mèche de cheveux, que les Arctic Monkeys nous ont reçu au Zénith de la Villette.
Décor planté en toute sobriété avec un « MONKEYS » illuminant l’arrière de la scène et des jeux de lumière épileptiques. Costume pattes d’éléphant, chemise entrouverte, blazer à col large, tout est conforme aux codes vestimentaires de la East Coast des fifties.
Le show s’ouvre ainsi avec « Four Out Of Five » et son signal d’intro lancinant dans une pénombre digne d’une chambre noire.

Si le dernier album divise les opinions, pas moins de cinq titres en seront joués et feront s’asseoir les spectateurs placés en gradins…pour mieux les faire de se relever et danser sur des »Brianstorm » et autres « The View From The Afternoon » ou « I Bet You Look Good On The Dancefloor ». Hauts les cœurs, les voix, les mains, les gobelets et les petites culottes sur les classiques « Do I Wanna Know », « R U Mine » et « 505 ».
Le groupe enchaîne les morceaux rapidement, le temps de changer de guitare, ou de passer au piano. Alex Turner nous offre quelques chorégraphies de crooner, tandis que Matt Helders, dans ses élans, perd plus d’une fois ses baguettes.
Deuxième soir, même décor, mêmes chorégraphies, costumes légèrement différents, les morceaux s’enchaînent de manière plus docile. La set list est à un titre près la même que celle de la veille, mais l’ordre a changé. Une salle plus remplie où la température frôle les quarante degrés celsius, et un public davantage réceptif : toutes les chansons se chantent à tue-tête, tous les bras sont levés, et les gobelets continuent de voler pour cette dernière date des « Monkeys in Paris ».
Les Arctic Monkeys ont bien mûri (preuve en est, la barbe d’Alex Turner qui a beaucoup fait parler d’elle), l’instru est propre et calibrée, mais est-ce qu’on n’aurait finalement pas eu envie de voir un peu plus de guitares grincer et quelques boutons de chemises en moins ?
Se pose également la question concernant la mystérieuse disparition du « Arctic » qui précédait jusqu’alors le « Monkeys » que scande sans cesse le leader du groupe. Tranquility Base Hotel & Casino
marque peut-être la fin de l’ère Arctic. « Who The F*** Are Monkeys ? ».

Affaire à suivre.

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